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Le Code de la
route s'adresse à des citoyens responsables. Le non-respect de ses règles
est le premier facteur d'aggravation des risques propres à tout déplacement.
Les résultats positifs des récentes campagnes de sécurité
automobile engagées par le Gouvernement montrent qu'une volonté
politique forte a changé en quelques mois le comportement de la majorité
des conducteurs français.
Raison de plus
pour que la FCDE poursuive avec encore plus de fermeté son combat
pour la prise en compte réelle des piétons et cyclistes dans tous les
projets de voirie quels qu'ils soient. Elle continuera à lutter contre
les prétendus aménagements de sécurité "passive", tels que bétonnages,
abus des bandes blanches continues, et rétrécissements systématique des
chaussées sans redistribution vers les usagers non motorisés de l'espace
récupéré. Elle refusera les aménagements qui sous prétexte de sécurité,
ont pour but principal "d'ouvrir le parapluie" contre la
mise en cause des décideurs en cas d'accident et de faire" porter le
chapeau" aux usagers accusés d'imprudence ou de maladresse.
La FCDE se réjouit
bien sûr de la diminution du nombre de tués sur les routes, obtenue
pour l'essentiel par la réduction de la vitesse des automobiles, facteur
aggravant dans les accidents. Mais elle n'aura de cesse que soit appliquée
la loi prévoyant "L'amélioration de la sécurité de tous les
déplacements, notamment en définissant un partage modal équilibré de
la voirie pour chacune des différentes catégories d'usagers et en
mettant en place un observatoire des accidents impliquant au moins un piéton
ou un cycliste ».
A-t-on des
statistiques fiables de l'observatoire annoncé montrant clairement
une diminution des accidents où des piétons ou des cyclistes sont blessés
? Nous avons des témoignages révélant des accidents graves catalogués
"de voirie" ou tout simplement non répertoriés parce que les
blessés n'ont pas fait de constat ou déposé de plainte puisqu'ils étaient
apparemment victimes de leur propre maladresse, alors que, pour partie,
l'aménagement était cause de l'accident.
C'est la
raison pour laquelle la FCDE se montre exigeante sur la qualité des aménagements,
dans une vision de démocratie participative qui privilégie le dialogue
et la concertation sans complaisance avec les décideurs et aménageurs.
Trop souvent,
persuadés de bien faire pour assurer la sécurité des usagers des
circulations douces, les aménageurs font des choix techniques qui ne
respectent ni la lettre, ni l’esprit du Code.
Les
modifications au Code de la route de 1998 pour améliorer la sécurité
des cyclistes, précisent bien leur droit de circuler dans des
conditions correctes sur la plupart des routes. Pourtant, des
infrastructures récentes ne mettent pas les automobilistes prudents dans
la situation de pouvoir respecter le code de la route à la lettre !
De même, cinq
ans après la décision de créer de nouveaux panneaux indiquant que la
plupart des prétendues pistes cyclables ne sont pas obligatoires,
les anciens panneaux de police n'ont pas été enlevés, et donnent
toujours aux cyclistes l'obligation absurde d'avoir à les emprunter !
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