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Cet automobiliste "démonté" retournant avec son bidon d'essence
vers sa voiture en panne sèche a trouvé une solution originale pour
circuler sans trop de danger sur la N7 : emprunter les terre-pleins centraux
abusifs que nous dénonçons depuis des années.
Le traitement de type autoroutier de ce prétendu "boulevard
urbain" fait qu'il est difficile pour le plus calme des conducteurs de
respecter la vitesse limite de 50 km/h quand il n'y a personne. Et aux heures de
pointe les voitures et camions (nombreux) à touche-touche frôlent les quelques
cyclistes têtus qui veulent continuer à circuler sur la N7, seule voie
nord-sud du secteur.
Tous les aménagements ont été faits sans tenir compte de l'existence des
piétons, et ils rendent la traversée impossible ou périlleuse.
Quant aux cyclistes, le rétrécissement de la chaussée leur a apporté
encore plus de danger, car il s'est accompagné du rétrécissement de la voie le
long de la bordure de trottoir et de la construction partout de terre-pleins
centraux très larges pour aménager des tourne-à-gauche confortables pour les poids lourds. A cela s'ajoutent des bretelles de sortie ou d'entrée à grand
rayon. Et pour couronner le tout l'application systématique de la règle qu'il
faut protéger les ouvrages d'art par des glissières de sécurité. Nous
étions assez naïfs pour croire que les glissières de sécurité étaient
destinées à protéger les conducteurs imprudents ! Le comble de l'absurdité
se trouve à Juvisy où des glissières de sécurité pour protéger le mur en
pierre de taille de 1m d'épaisseur ne laisse que 50 cm de passage pour les
piétons : usagers en fauteuil ou piétons avec voiture d'enfant n'ont même pas
la ressource de passer sur la chaussée comme les y autorise le Code quand un
trottoir est impraticable : ils sont pris au piège comme des rats et doivent
retourner sur leurs pas avant de trouver une échappatoire.
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